Les marmottes aplaties : détruire le mythe?
Publié le : 30 juillet 2012
« Quand on a commencé à jouer à Saint-Jean-sur-Richelieu, je ne pourrais pas dire qu’il y avait une grosse scène, mais il y avait déjà des groupes comme Subb », de commenter Bruno Lamoureux, chanteur et guitariste du groupe Les Marmottes aplaties. Si la scène punk johannaise du début des années 90 est plutôt anglophone, Les Marmottes font office de clowns officiels et de moutons noirs avec leurs paroles absurdes et en français.
Les Marmottes sortent de leur tanière pour s’aventurer sur les scènes du concours Polliwog, où la réaction du public est assez froide. Leur premier album, 1001 chansons pour agrémenter vos repas, circule un peu et passe surtout sur les ondes des radios universitaires et indépendantes. Vers la fin de la décennie, le trio travaille avec Howard Billerman (Arcade Fire, Godspeed You! Black Emperor) et propose Épisode sanglant qui contient les désormais classiques Détruire et Bagnole.
Après une petite pause et un remaniement de personnel, Les Marmottes reviennent en studio sous la main de maître de Jonathan Cummins (Doughboys, Bionic). L’album Décadents, malgré les bonnes critiques, sera le dernier du groupe. Certains membres ont poursuivi leurs études, d’autres ont fait partie de groupes comme L’Attack, entre autres.
En 2012, le temps d’un concert, tous les musiciens qui ont fait partie des Marmottes aplaties sont revenus sur scène lors des FrancoFolies de Montréal. À cette occasion, j’ai rencontré Bruno et Sébastien.
Marc-André Pilon
Images et vidéos d’archives : Bruno Lamoureux
