Coyote Bill : la sympathique meute
Publié le : 20 juin 2012
« C’est-tu du funk, du jazz, du country [Coyote Bill]? Pffff… On sait ce que c’est pas : c’est pas plate! » Charles Papasoff, saxophoniste, arrangeur et compositeur
Coyote Bill, c’est un feu roulant. De musique, de passion et de rires. Parce que les gars de la meute, même en entrevue, demeurent les gars de la meute. On est certes invités à bras ouverts (autour d’un feu de camp improvisé en plein après-midi de juin!), derrière un vieil immeuble industriel du Mile-End déglingué et transformé en locaux pour de multiples ateliers d’artistes. Mais il faut laisser derrière soi toute forme de « constipation » sociale. Constatez par vous-même dans l’entrevue explosive ci-contre!
Musique et autres choses « glissantes »
On peut parler sérieusement et en profondeur d’un sujet avec ces gars-là : ils sont brillants. Mais à l’image de leur musique « glissante » (dixit les gars), ils peuvent virer de bord n’importe quand, disjoncter complètement avec de l’absurde, ou encore avec des considérations essentielles telles que « le sexe, l’alcool et quoi d’autre encore rendent la vie vraiment trippante ». L’invité a intérêt à rattraper la « puck ben ben vite » et à participer à la fête. Si on veut ramener la discussion à un niveau terre-à-terre, ça a besoin de valoir la peine, et d’être opéré avec la subtilité d’un chirurgien du cerveau. L’humour en plus. Conformistes conservateurs, s’abstenir svp.
Un gros paquet de fun
Heureusement, je ne crois pas avoir jamais eu l’âme d’un pète-sec. Je ne sais peut-être pas comment je m’en suis sorti à leurs yeux, mais le mouton a été épargné par les prédateurs. Et en est ressorti un fan fini du groupe, parce que les gars sont tout ce qu’il y a de plus authentiques. What you see is what you get. Un gros paquet de fun, dans de la maudite bonne, et brillante, musique.
Frédéric Cardin
